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Samedi, 20 mai 1978

À 5 h 29, le soleil dans le dos, l’atterrissage de la première vague est chose faite. Ce n’est pas sans inquiétude que le pilote du premier avion, le colonel A. Blume, ainsi que le colonel H. Depoorter qui a pris place dans le cockpit, voient venir l’atterrissage. Y aurait-il des mines ? Des hommes en armes font des signes, aucun ne porte d’uniforme. Il n’y a pas de tirs.

Au moment où les premières troupes qui ont atterri s’apprêtent à progresser en formation de combat, ils peuvent apercevoir le parachutage, au Nord de Kolwezi, du restant du 2 R.E.P.

Le lieutenant-colonel BEM R. Kesteloot, chef d’État-major du Régiment, accélère l’installation du poste de commandement et de la zone d’évacuation. Il prend contact avec le major (Z) Mahele, commandant du 311e bataillon Para, qui assure la sécurité de l’aérodrome avec environ 400 hommes. Par manque de munitions, ils n’avaient pas progressés vers Kolwezi.

Tandis qu’une seconde vague de C-130 se pose, apparaît un Transall C-160 (F), poste de commandement volant. Il exige d’atterrir et ordonne ( ! ) de ne pas pénétrer dans la ville, les troupes pouvant se tirer les unes sur les autres. Le commandant du Régiment demande si les légionnaires ne peuvent distinguer les rebelles des troupes blanches avec le béret rouge. Il fait savoir que les troupes belges poursuivront leur progression.

Gras exige le commandemant, Depoorter refuse categoriquement.L’atterrissage de ce Transall C-160 est différé jusqu’à ce que la seconde vague ait atterri et soit repartie vers Kamina pour embarquer le restant du Régiment. Après le poser du Transall, le colonel H. Depoorter reçoit la visite du colonel (F) Y. Gras, du général-major (Z) Singa et du colonel (Z) Bonsange. Le colonel (F) Y. Gras annonce qu’il est venu prendre le commandement. Le commandant du Régiment lui rétorque que : "Si quelqu’un prend le commandement, c’est moi, je dispose d’ailleurs de 1.200 hommes et vous seulement d’un bataillon". Il apparaît finalement que Belges et Français ont des missions différentes. Il est convenu que les bataillons belges vont nettoyer la vieille et la nouvelle ville, tandis que le 2 R.E.P. s’occupera des quartiers indigènes. Les légionnaires sont en fait sous contrat zaïrois et il n’est pas prévu d’évacuer les réfugiés. Ils n’en ont d’ailleurs pas les moyens, totalement dépendants qu’ils sont de la Force aérienne zaïroise.

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